CP158 - Recours à la clause d'urgence pour l'obtention du consentement d'un patient à la recherche paramédicale dans le contexte de l'urgence - Etude HYPOCLAUSE

Christel Hilaire (1), Aubry Saint-cast (2), Valérie Mazur (3), Antoine Lesecq (4), Alain Loutrel (5), Laurianne Michellan (3), Tomislav Petrovic (2), Frédéric Lapostolle (2)

1. Samu 93, Hôpital Avicenne, Bobigny, France
2. SAMU 93 - UF Recherche-Enseignement-Qualité Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité, Inserm U942, Hôpital Avicenne, 125, rue de Stalingrad, 93009, Bobigny, Bobigny, France
3. SAMU, Avicenne, Bobigny, France
4. Samu 93, Hôpital Avicenne, B, France
5. SAMU 93, Hôpital Avicenne (Bobigny), Bobigny, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction

L’obtention du consentement d’un patient dans le contexte de l’urgence est délicat, a fortiori quand il s’agit d’une recherche paramédicale. La clause d’urgence permet de s’affranchir de la signature du consentement – qui est obtenu secondairement. Le recours à la clause d’urgence pourrait, parfois, être abusif.  

Objectif

Evaluer le recours à la clause d’urgence pour l’obtention du consentement d’un patient pour une recherche paramédicale en urgence

Méthode 

Analyse des dossiers des patients inclus par notre centre dans l’étude prospective, multicentrique, randomisée HYPOTRAUM (PHRIP 2014). L’étude inclus des patients traumatisés, transportés en SMUR avec un score de Glasgow < 15 ou une pression artérielle < 100 mm Hg ou une hypothermie < 34°C ou un température ambiante < 18°C.

Nous avons considéré que le recours à la clause d’urgence n’était pas abusif lorsque le score de Glasgow était < 15. Dans les autres cas, l’investigateur a recherché un motif justifiant le recours à la clause d’urgence. 

Critère de jugement : taux de recours à la clause d’urgence et motif ‘’discutable’’. 

Résultats

Sur 68 patients inclus : 22 (32%) ont signé un consentement et 46 (68%) ont été inclus sous clause d’urgence.

Parmi ces 46 patients, 24 (35%) avaient un score de Glasgow < 15 et 22 (32%) un score de Glasgow > 15.

Parmi ces 22 patients, les motifs du recours à la clause d’urgence étaient :

-       Circonstances émotionnellement difficile (agression, défénestration, AVP à haute cinétique) : 11 (16%) patients

-       Agitation : 3 (4%) patients

-       Patient très algique nécessitant une analgésie rapide : 3 (4%) patients,

-       Dégradation rapide de l’état de conscience du patient : 2 (3%) patients

Aucun motif évident n’a été retrouvé pour 3 (4%) patients.

Conclusion

Le recours à la clause d’urgence concernait deux tiers des inclusions. Il semblait, a posteriori, le plus souvent légitime. Néanmoins, l’obtention d’un consentement dans le contexte de l’urgence demeure un défi. Organiser des formations dédiées au personnel paramédical permettrait certainement d’y répondre au mieux.

Tags : Etude Hypoclause