P131 - Prise en charge des pyélonéphrites aiguës simples de l'adulte dans un centre hospitalier du nord, pratiques professionnelles comparées aux recommandations.

Romain Lecomte (1), Marie Golasowski (2), Younes Ouyachchi (1), Eric Wiel (3)

1. Service d'Acceuil et d'Urgence, CH Cambrai, Cambrai, France
2. Service d'accueil et d'urgence, CH Cambrai, Cambrai, France
3. Pôle de l'Urgence -SAMU du Nord, CHRU de Lille CHRU et Faculté de Médecine-Université Lille 2, Lille, France
Diffusion le 13/06/2018

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Contexte : La dernière recommandation, sur les infections urinaires, préconise pour les pyélonéphrites simples sans signe de gravité de ne réaliser qu’une bandelette urinaire et un examen cytobactériologique des urines. Dans notre pratique courante au SAU nous réalisons en plus un bilan biologique à visée infectieuse et rénale. Cette discordance entre les recommandations et notre pratique courante entraîne une augmentation du temps de passage aux urgences et une majoration du coût de prise en charge. L’objectif de cette étude est de comparer la prise en charge standard des pyélonéphrites aiguës simples sans signe de gravité de l’adulte à celles issues des recommandations en termes de survenue de complications.

 

Méthode : Il s’agit d’une étude prospective, comparative, menée durant quatre mois, monocentrique, se déroulant dans un SAU Nord. Les patients ont été randomisés par enveloppes cachetées entre les groupes recommandation et prise en charge standard. Dans le groupe recommandation il n’y a pas eu de biologie réalisée à l’hôpital.

 

Résultats : Vingt patients ont été inclus dans chaque groupe. Les ECBU réalisés ont retrouvé un germe dans 93% des cas. Les ECBU sont revenus positifs à E.Coli dans 82% des cas. L’antibiothérapie initiée aux urgences a été soit la LEVOFLOXACINE (88% des patients) soit la CEFTRIAXONE (12%). Cette antibiothérapie a été réévaluée dès réception de l’antibiogramme pour 93% des patients et a été poursuivie majoritairement par l’AMOXICILLINE (62,5%). Il y a eu quatre complications pendant le suivi, toutes appartenant au groupe prise en charge standard. Trois de ces complications consistaient en une consultation intercurrente aux urgences et n’ont pas entraîné de modification de prise en charge, la dernière a conduit à une hospitalisation pour sepsis sévère. Il n’y a pas eu de différence significative (p=0,11) entre les deux groupes au niveau de la survenue de complications. Le temps de passage aux urgences a été de 80 minutes pour le groupe recommandation, et de 233 minutes pour le groupe prise en charge standard, ce résultat est significativement différent (p=0,0000003).

 

Conclusion : Notre étude montre que la réalisation d’un bilan biologique à visée infectieuse et rénale, dans la prise en charge initiale des pyélonéphrites aiguës simples sans signe de gravité, n’est pas utile aux urgences. En effet, les résultats de biologie n’ont influé ni sur la prise en charge de ce type d’infection urinaire, ni sur la surven

Tags : Pyélonéphrite adulte simple biologie