P040 - Prise en charge des arrêts cardiaques extra hospitaliers selon la plateforme d'appel alertée: une étude rétrospective sur un an et demi dans un département français

Armelle Fanchon (1), Jeanne Picart (2), Noémie Pardet (3), Sébastien Nguyen (4), Claire Dumont (5), Bertrand Guihard (2), Xavier Combes (6)

1. Service d'urgence-SMUR, CHU SUD Réunion, SAINT PIERRE, France
2. Service d'urgence-SMUR, CHU Réunion Bellepierre, Saint Denis, France
3. Service d'urgence-SMUR, CHU SUD Réunion, Saint Pierre, France
4. Service d'urgence-SMUR, Centre Hospitalier Gabriel Martin, Saint Paul, France
5. Service d'urgence-SMUR, CHU Réunion Bellepierre, Saint denis, France
6. Service d'urgence-SMUR, CHU SUD Réunion, Saint Denis, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : Actuellement dans notre département, les numéros d’urgence sont traités par deux plateformes d’appel : le centre de traitement des appels (CTA) du SDIS et le centre de réception et de régulation des appels (CRRA) du SAMU. Ces deux plateformes sont interconnectées. Toutefois, la multiplicité des intervenants et des communications peut retarder la réalisation de la chaîne de survie, pourtant cruciale à la phase initiale d’un arrêt cardiorespiratoire extra hospitalier (ACEH). L’objectif principal de notre travail était de comparer le pronostic des ACEH selon que l’appel initial était passé au CTA ou au CRRA.

Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle mono-centrique rétrospective sur un an et demi au sein de notre SAMU. Les données ont été recueillies à partir du registre national RéAC qui recense l’ensemble des ACEH. Le critère de jugement principal était la survie à trente jours des ACEH. Nous avons étudié la mise en œuvre de la chaine de survie en critère secondaire.

Résultats : Du 15 octobre 2015 au 25 Mai 2017, 714 ACEH ont été inclus. Le CRRA a traité 58,2 % (n=406) des appels initiaux et le CTA  44,17% (n=308). La perte de 30 % (n=91) des contre - appel a été déplorée. Au total, 5,2 % (n=21) des patients avaient survécu à trente jours lors d’un appel initial au CRRA contre 5,5% (n=17) lorsque l’alerte était passée par le CTA (pas de différence significative ; p=0,83). La chaîne de survie était réalisée de manière similaire dans les deux cas.

Discussion : Notre étude n’a pas mis en évidence de différence significative en terme de survie à trente jours des ACEH selon que l’appel initial arrivait au CTA ou au CRRA. Quel que soit la plateforme alertée, les consignes téléphoniques, les moyens envoyés et les premiers gestes étaient similaires. Des études plus puissantes, prospectives, avec un meilleur contrôle des biais doivent être réalisées pour confirmer ce résultat.

Tags : Répartition des urgences médicales arrêt cardiaque extra hospitalie