P212 - Préparation des hôpitaux nationaux en cas de catastrophe

Simone Dell'era (1), Fabrice Dami (2), Olivier Hugli (2)

1. , Université de Lausanne-CHUV, Lausanne, Suisse
2. Urgences, Centre hospitalier universitaire vaudois-CHUV, Lausanne, Suisse
Diffusion le 13/06/2018

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Préparation des hôpitaux nationaux en cas de catastrophe

 

INTRODUCTION: Lors de chaque évènement majeur, les hôpitaux sont très sollicités. Il a été démontré que ces derniers, lorsqu’ils disposent d’un plan catastrophe et que celui-ci est testé par des simulations, la gestion hospitalière de l’évènement se révèle performante comme lors de la survenue des attentats du marathon de Boston en 2013 ou à Paris en 2015.
L’objectif de cet étude est de fournir une évaluation complète de la préparation en cas de catastrophe des hôpitaux nationaux par rapport à une précédente enquête de 2006.

 

MÉTHODOLOGIE: Un questionnaire sur la préparation hospitalière en 2016 a été adressé à tous les responsables des services d'urgence ouverts 24h/24h et 7j/7j. Les analyses statistiques ont été effectuées en utilisant Stata 14.1 (StataCorp, College Station, TX, USA). Les proportions ont été comparées en utilisant le test du Chi carré, ou le test exact de Fisher.

 

RÉSULTATS: Sur les 107 hôpitaux inclus, 83 (78%) ont répondu au sondage. Au total, 76 hôpitaux (92%) prévoyaient un afflux massif de patients et 76 (93%) en cas d'accident au sein même de l'hôpital. Un plan spécifique pour les patients NRBC + B: Nucléaire / Radiologique (14; 18%), Biologique (25; 31%), Chimique (27; 34% ), et Burns (15; 49%), et 48 (61%) des ED avaient une zone de décontamination.
La moitié des hôpitaux (n = 42; 52%) ont effectué au moins un exercice par année, alors que tous les hôpitaux ont organisé au moins un exercice tous les trois ans.

 

DISCUSSION: Le taux d’hôpitaux qui prévoyaient un afflux massif de patients a augmenté depuis 2006 jusqu’à 92%.
Lorsque des accidents NRBC se produisent, la décontamination est indispensable pour prévenir la propagation d'agents toxiques dans l’hôpital; mais moins d’un tiers des hôpitaux a conçu un plan les situations NRBC+B et seulement deux tiers des hôpitaux disposent d’une zone de décontamination.
De plus, en raison de la rareté des exercices, les soignants connaissent dans moins de la moitié des cas le plan catastrophe.

CONCLUSIONS: Le taux d'hôpitaux ayant un plan d'urgence a augmenté depuis 2006, atteignant un niveau de 92%, mais le système de santé reste vulnérable à des menaces spécifiques comme NRBC. L'absence de législation nationale et de fonds destinés à favoriser la préparation des hôpitaux aux catastrophes peut être la cause principale de la vulnérabilité des hôpitaux en cas de catastrophe.

Tags : Plan de catastrophe hospitalier cellule de conduite NRBC décontamination