P123 - Patients non-urgent dans les services d'urgence pédiatrique : validation d'une estimation à partir des Résumés de Passages aux Urgence.

Guilhem Noel (1, 2), Charlotte Rebelle (3), Camille Ravel (4), Magalie Guarella (1), Diego Urbina (5), Jean Christophe Dubus (1, 3), Philippe Minodier (1), Gilles Viudes (6, 7)

1. Service d'urgence pédiatrique, Hôpital Nord, APHM, Marseille, France
2. Etudes et analyse, E santé ORUPACA, Hyères, France
3. Service de pédiatrie, APHM, Marseille, France
4. Urgence pédiatriques, APHM, Marseille, France
5. Service de pédiatrie, APHM, marseille, France
6. Direction, E santé ORUPACA, Hyères, France
7. Fédération des Observatoire Régionaux des Urgences, FEDORU, Hyères, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : L’estimation du nombre de patient non-urgent (PNU) dans les services d’urgences pédiatriques (SUP) est un élément important pour l’organisation des soins non programmés. L’absence de définition consensuelle limite la recherche dans ce domaine et induit une proportion de PNU très variable (15 à 80%). L’objectif l’étude est de développer et valider un modèle afin estimer le nombre de PNU à partir des variables du Résumé de Passage aux Urgences (RPU).

Matériel et méthode : Etude prospective mono-centrique dans un SUP durant 1 mois ½. La définition d’un PNU a été construite par méthode Delphi (24 urgentistes et 12 généralistes). Durant la phase prospective, le pédiatre devait renseigner, à la sortie, si le patient était un PNU à partir de la définition validée. Sur l’échantillon de développement, les variables (âge, sexe, mode d’admission, type de recours, destination, CCMU) associées au critère de jugement (PNU) ont été inclues dans un modèle de régression logistique. Sur l’échantillon de validation, les performances du modèle ont été estimées.

Résultats : Par consensus, un patient était défini comme NU si « la prise en charge aurait pue être différée de 24h, être prise en charge par un médecin généraliste dans les même conditions de qualité des soins et n’avait pas nécessité d’acte diagnostic aux urgences ». Le caractère NU était renseigné pour 4.084 / 4.159 (98.9%) enfants. La proportion de PNU était de 40.6% (IC95% 39.9 – 41.4). En uni-varié, toutes les variables était associées au caractère PNU. La proportion de PNU était supérieur < 2 ans (50.2% vs 30.7%), pour les patients arrivant par leurs propres moyens (42.5% vs 24.1%) et pour ceux présentant une pathologie non traumatique (50.5% vs 21.2%). En multi-variée, l’ensemble des variables étaient associé au PNU. Sur l’échantillon de validation l’AUC du modèle était de 0.712 [IC95% : 0.685 – 0.720] et le taux de bon classement de 67.7%. Le nombre de PNU était sous estimé de 6.5% [IC95% : 5.9 – 7.1] par le modèle (754 PNU prédit contre 803).

Discussion : Nous proposons une définition consensuelle du PNU. A partir de celle-ci, la proportion de PNU était de 40.6%. Un modèle déductible du RPU, permettait d’estimer cette proportion avec une erreur modeste. Une validation externe de ce modèle est nécessaire. Cette estimation, pourrait constituer un outil d’aide à l’organisation global des soins non programmés.

Conclusion : Un modèle déductible des RPU permet d’estimer le nombre de PNU dans les SUP.

Tags : Non-urgent Résumé de Passage aux Urgence modèle