P002 - Opiophobie des soignants: Etude observationnelle dans 9 centres d'urgences

Gabriel Meynet (1), Vicent Della Santa (2), Daniel Fishman (3), Yvan Fournier (4), Vincent Frochaux (5), Vincent Ribordy (6), Olivier Rutschmann (7), Olivier Hugli (8)

1. étudiant médecine, université de Lausanne, Lausanne, Suisse
2. Urgences, Hôpital neuchâtelois, Neuchâtel, Suisse
3. Urgences, Hôpital Riviera-Chablais, Vevey, Suisse
4. Urgences, Hôpital intercantonal de la Broye, Payerne, Suisse
5. Urgences, Hôpital du Valais, Sion, Suisse
6. Urgences, HFR Fribourg, Fribourg, Suisse
7. Urgences, Hôpitaux universitaires de Genève, Genève, Suisse
8. Urgences, Centre hospitalier universitaire vaudois, Lausanne, Suisse
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : l’oligoanalgésie résulte de la sous-utilisation de la morphine pour les douleurs sévères, liée à une crainte exagérée des effets secondaires ou du risque d’addiction (opiophobie). Un score validé d’opiophobie (SO) la quantifie par 19 questions codées sur une échelle de Likert à 5 points (SO possible de 19 à 95 pts) [1]. Le but de cette étude était de comparer les SO chez les soignants des urgences en fonction de leurs caractéristiques professionnelles et démographiques.

Méthode : enquête anonyme en ligne de 916 médecins et infirmiers des urgences de 7 centres régionaux et 2 CHU. Résultats sous forme de moyenne, écart type et pourcentage. Comparaisons entre groupes par ANOVA ou test exact de Fisher.

Résultats/Discussion : 527 réponses (58%), avec une majorité de femmes et d’infirmiers. Les médecins ont des SO plus élevés que les infirmiers, en particulier ceux de sexe féminin, avec peu d’expérience, quels que soient la nationalité ou le type d’hôpital. Au sein d’une même profession, ceux avec une expérience moindre et une nationalité étrangère avaient un SO plus élevé.

Conclusion : le SO est associé à la profession, à l’expérience et au pays de provenance. Ces résultats sont similaires à ceux de soignants travaillant en division d’hospitalisation [2], bien que les urgentistes soient exposés au quotidien à la douleur aiguë et à l’administration de la morphine.

1. BMC Nurs. 2014;13(1):1 2.Nurs Res Rev 2013;3:141-53

Tags : opiophobie urgences utilisation morphine oligoanalgésie