P235 - Le médecin de marine face aux petites urgences chirurgicales : quels gestes simples pour éviter la MEDEVAC ?

François Guénot (1), Julien Pontis (2), Simon Leigh-smith (3), Christian Perrichot (4), Hughes Lefort (5)

1. 123ème Antenne Médicale, Service de Santé des Armées, GUER, France
2. Escadrille de Sous-Marins Nucléaires d'Attaque, Service de Santé des Armées, TOULON, France
3. Defence Medical Services UK and Royal Infirmary, Defence Medical Services UK and Royal Infirmary, EDINBURGH, Royaume Uni
4. Chefferie du Service de Santé de la Force d'Action Navale, Service de Santé des Armées, TOULON, France
5. Urgences, HIA LEGOUEST, METZ, France
Diffusion le 13/06/2018

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Objectif : Evaluer l’impact opérationnel des petites urgences chirurgicales à bord des navires de surface français en calculant la prévalence de ces urgences au sein de l’ensemble des évacuations médicales (MEDEVAC). Déterminer si des MEDEVAC urgentes ( < 24 heures) auraient pu être évitées et quelles étaient les principales urgences représentées. Méthode : Etude descriptive rétrospective de l’ensemble des dossiers de MEDEVAC de la Force d’Action Navale entre 2009 et 2014. Résultats : Sur les 560 MEDEVAC pratiquées sur les bâtiments de surface français, 34 (6,1%) furent pour des marins atteints d’une petite urgence chirurgicale prise en charge par un médecin de marine en situation isolée. La majorité de ces patients ont bénéficié d’une MEDEVAC non urgente et la moitié n’a pas eu de geste tenté à bord. Seuls 7 patients ont imposé une évacuation urgente et parmi eux, 5 patients n’ont pas bénéficié du geste thérapeutique indiqué. La fracture du 5ème métacarpien déplacée était la pathologie la plus représentée. Conclusion : Contrairement à notre idée de départ, l’impact opérationnel des petites urgences chirurgicales reste faible preuve que la formation du médecin de marine semble suffisante dans ce domaine. Toutefois, 50% des patients évacués n’ont pas bénéficié du geste simple indiqué. L’idée qu’une formation pratique spécifique à ces gestes soit institutionnalisée reste donc pertinente.

Tags : Médecin marine urgence geste chirurgie MEDEVAC