CP142 - Le dispositif intra osseux en situation d'urgence : enquête de pratique au sein de SMUR et Services d'accueil d'urgence.

Vincent Gele (1), Vincent Lanoe (1), Frederic Lemoine (1), Brieux Tamic (1), Ludovic Delhaye (1), Anne Godefroy (1), Michel Bignand (1), Jean Pierre Tourtier (1)

1. Service Médical d'Urgence, Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, Paris, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction: La pose d’un dispositif de perfusion intraosseuse (DIO) est un acte médical qui est souvent délégué à l’infirmier en situation d’urgence. Le but de ce travail était une enquête de pratique sur la pose d’un DIO en situation d’urgence .

Matériels et méthode : Etude prospective observationnelle multicentrique. Enquête de pratique via un questionnaire électronique adressé aux médecins et infirmiers pratiquant en  SMUR ou en Service d’Accueil d‘Urgence (SAU) de la zone étudiée. Critères d’inclusion : tout personnel paramédical ou médical répondeur au questionnaire en ligne de la zone étudiée.

Résultats : Ont répondu au questionnaire 86 personnes, soit un taux d’exhaustivité de 75 %. Parmi eux on comptait 51 médecins (59%) et 35 infirmiers (41%) issus de 7 structures d’urgences (SMUR, SAU). Le nombre d’années de pratique de soins était en médiane de 7[4-12] ans.  Le nombre d’heures de formation pratique à la pose d’un DIO  était de 3 [2-4] heures. Le nombre de poses de DIO cumulé sur le temps d’exercice était de 5 à 20 dispositifs pour la moitié (48%) des répondeurs. Les réticences à la pose d’un DIO étaient le plus souvent liées au manque de pratique,  à la gestion de la douleur et au temps de préparation. Les infirmiers posaient le plus souvent les DIO  après avis médical, parfois sur leur propre initiative avant d’en parler au médecin, notamment en cas d’intervention pour arrêt cardiaque. Les trois-quarts des médecins urgentistes interrogés pensaient que la pose de DIO pourrait s’inscrire dans le décret de compétence des IDE, au même titre que la voie veineuse périphérique. 

Discussion : Si le temps consacré à la formation pour la pose d’un DIO était courte, les réticences à son utilisation étaient essentiellement liées au manque de pratique.

Conclusion: Une enquête plus large mérite d’être menée notamment pour mieux préciser la pertinence d’inscrire ce geste dans le décret de compétence des IDE.    

Tags : dispositif intra-osseux enquête de pratique SMUR