P268 - Intérêt diagnostic de l'échographie pour le médecin militaire

Pierre Perrier (1), Nicolas Cazes (2), Oscar Thabouillot (3), Delphine Papeix (4), Nicolas Juzan (2), G Comat (5), A Renard (6), Jérôme Leyral (7)

1. Antenne médicale de Mailly le Camp, CMA de Mourmelon-Mailly / Service de Santé des Armées, Mailly le Camp, France
2. service médical d'urgence, Bataillon de marins-pompiers de Marseille, Marseille, France
3. service médical d'urgence, Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, paris, France
4. Service d'accueil des Urgences , HIA Bégin, PARIS, France
5. Antenne médicale de Castres, CMA de Toulouse / Service de Santé des Armées, CASTRES, France
6. Service d'accueil des Urgences , HIA Saint-Anne, Toulon, France
7. Service des urgences / SMUR, Centre Hospitalier de Pont l'Abbé, Pont l'Abbé, France
Diffusion le 13/06/2018

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INTRODUCTION : L’isolement médical et géographique du médecin militaire en mission l’oblige à avoir une fiabilité diagnostique maximale pour limiter les évacuations sanitaires aux seuls cas relevant d’une prise en charge spécialisée. L’objectif de notre travail était de savoir si l’échographie améliorait la précision diagnostique de jeunes médecins militaires initiés à cette technique après une courte formation pratique pour le diagnostic de pathologies médicales urgentes.

 

MATÉRIEL ET MÉTHODE : Étude prospective sur 1 an dans un service d’accueil des urgences d’un hôpital d’instruction des armées. Deux internes militaires de médecine générale ont été formés à l’échographie clinique pour les diagnostics de cholécystite, colique néphrétique et thrombose veineuse profonde des membres inférieurs. Après l’examen clinique, une probabilité diagnostique clinique (PC) était attribuée sur une échelle numérique de 0 (diagnostic récusé) à 10 (diagnostic certain). Après l’échographie, une probabilité diagnostique échographique (PE) était déterminée de manière similaire. Les probabilités diagnostiques étaient considérées comme incertaines si elles étaient comprises entre 3 et 7. La plus-value de l’échographie était évaluée en calculant la différence absolue entre la PC et la PE. L’indice diagnostique échographique (IDE) était déterminé en attribuant à cette différence absolue une valeur positive (si la PE était plus proche du diagnostic final que la PC) ou négative (si la PC était plus proche du diagnostic final que la PE). Le diagnostic définitif était systématiquement recherché.

 

RÉSULTATS : 48 patients ont été inclus et 48 échographies ont été réalisées. 14 patients (29%) ont présenté la pathologie suspectée. L’IDE était positif dans 35 cas (73%), négatif dans 1 cas (2%) et nul dans 12 cas (25%). L’IDE moyen était de +3. Le groupe où le diagnostic était incertain (40 patients) avait un IDE moyen de +3,2.

 

DISCUSSION : L’échographie réalisée en situation d’urgence pour des pathologies médicales urgentes améliore la précision diagnostique des jeunes médecins militaires puisque l’IDE est en moyenne égal à +3 sur une échelle de 0 à 10 et tout particulièrement dans les situations où le diagnostic est incertain après l’examen clinique avec un IDE à + 3,2.

 

CONCLUSION : L’échographie clinique de pathologies médicales urgentes améliore la précision diagnostique des jeunes médecins militaires si précieuse en opérations extérieures.

Tags : Ultrasonographie médecine militaire de l'avant médecine générale