P192 - Initiation de gestes de réanimation selon le genre - Etude #reanimelesfemmes

Jean-marc Agostinucci (1), Laure Guilloux (2), Jacques Metzger (3), Didier Biens (4), Philippe Bertrand (1), Géraldine Gonzalez (1), Aurélien Guenin (5), Frédéric Lapostolle (1)

1. SAMU 93 - UF Recherche-Enseignement-Qualité Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité, Inserm U942, Hôpital Avicenne, 125, rue de Stalingrad, 93009, Bobigny, Bobigny, France
2. Urgences/SMUR, Hôpital Avicenne, Bobigny, France
3. SMUR de Saint-Denis, Hôpital Delafontaine, Saint-Denis, Saint-Denis, France
4. SMUR d'Aulnay sous bois, Hôpital Robert Ballanger, Aulnay sous bois, Aulnay sous bois, France
5. Samu 93, Hôpital Avicenne, Bobigny, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction

Une étude Américaine récente (données du registre ROC ; Blewer A, AHA, 2017) a rapporté que les hommes victimes d’un arrêt cardiaque (AC) bénéficiaient davantage de gestes de réanimation par les témoins que les femmes (45 vs 39%) et avaient une mortalité moindre (de 23%). Nous avons souhaité savoir s’il en était de même dans notre département.

Méthodes

Analyse des données départementales du registre RéAC.

Inclusion : tous les AC avec réanimation par le SMUR (exhaustivité contrôlée).

Exclusion : AC devant premier secours ou SMUR.

Paramètres : âge, genre, réanimation par un témoin, reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS) et survie hospitalière.

Critère de jugement principal : réanimation par un témoin en fonction du genre de la victime.

Résultats (Tableau)

3.565 AC inclus : 1.289 (36%) femmes et 2.276 (64%) hommes ; d’âge médian respectif : 75 (57-85) ans et 62 (50-76) ans (p < 0,001).

Une réanimation avait été initié par les témoins aussi souvent chez les femmes que chez les hommes : 450 (35%) vs 814 (36%) ; p=0,6.

Le taux de RACS était moindre chez les femmes : 204 (16%) vs 421 (18%) ; p=0,04 ainsi que la survie : 32 (2%) vs 89 (4%) ; p=0,02.

Conclusion

Les femmes n’étaient pas moins réanimées que les hommes par les témoins. Par contre, leur taux de reprise d’activité cardiaque spontanée et de survie étaient significativement moindres, probablement en grande partie à cause de leur âge plus élevé.