P255 - Incidence des examens complémentaires prescrits aux patients admis au circuit debout des urgences.

Edwige Metaireau (1), Nicolas Goffinet (2), Frédéric Vignaud (1), Philippe Leconte (2), Eric Batard (2), Giles Potel (2), Leslie Meresse Prost (1)

1. Urgences/SAMU, CHU Nantes, Nantes, France
2. Urgences, CHU Nantes, Nantes, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : Les services d’accueil des urgences font face à une surcharge d’activité grandissante. Une des solutions apportée est la création de filières courtes pour prendre en charge les patients non graves.

Matériel et méthode : L’étude était prospective, monocentrique, observationnelle et descriptive. Les patients admis dans la filière courte du 31août au 7septembre 2015, ivresses publiques manifestes exclues, ont été inclus. Le recueil des données a été effectué par des internes présents 24h/24 dans le service. L’objectif principal était l’incidence des examens complémentaires (EC). Les objectifs secondaires étaient l’évaluation de l’incidence des examens « systématiques », l’incidence de la séniorisation des demandes d’EC, l’analyse du temps d’attente de ceux-ci et pour finir l’évaluation de leur pertinence de ces derniers. La pertinence était jugée à postériori par le senior de la filière courte et lors d’une deuxième phase par deux praticiens expérimentés sur une revue de dossiers sélectionnés arbitrairement.

Résultats : 361 patients ont été inclus (54 exclus ensuite par manque de données). Soit 182 hommes âgés de 35ans en moyenne et 125 femmes âgées de 34 ans en moyenne. 42% consultent en dehors des périodes de permanence des soins et 8 patients sur 10 n’avaient pas eu de contact médical préalable. 56% des patients consultaient pour un motif traumatologique. 79% des patients ont bénéficiés d’EC. Les EC prescrits le plus en systématiques étaient l’ECG (à 64%) et la biologie (à 31%). 19,5% des EC avaient été séniorisés et leur réalisation allongeait significativement le temps d’attente des patients. Pour la pertinence des EC, sur les deux tiers des EC jugés à postériori, 10% étaient jugés inutiles. La revue de dossier a trouvé une concordance pour la prescription ou non d'EC pour plus de 80% des dossiers et plus d’un tiers des prescriptions jugées non pertinentes.

Conclusion : Au vu de ces résultats, la maitrise de la prescription des examens complémentaires semble essentielle. Nous proposons trois axes principaux de travail : la création de critères d’admission du circuit debout, l’optimisation de la séniorisation des prescriptions d’examens complémentaires et enfin la sensibilisation et la formation des internes à la gestion des examens complémentaires. 

Tags : urgences circuit debout examens complémentaires épidémiologie