P188 - Impact de la distance du lieu d'intervention sur le délai d'envoi des Structures Mobiles d'urgence et de Réanimation (SMUR)

Melvin Audry (1), Karim Boudenia (1), Laurent Boidron (2), Zacharie Vacheresse (1), Hadrien Friedel (1), Pierre-yves Dupont (1), Aurelie Avondo (1)

1. SAMU/SMUR/SRAU, CHU Dijon, Dijon, France
2. SAU, CH Beaune, Beaune, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : Peu d’études retrouvent un retard à l'envoi des SMUR lié à l'augmentation de l'éloignement du lieu d'intervention. L'objectif principal de notre travail est de déterminer si la distance du lieu d'intervention influe sur le délai d'envoi des SMUR.

Matériel et méthode : Une étude descriptive, rétrospective et monocentrique a été conduite au Centre de Réception et de Régulation des Appels du SAMU d’un CHU. Les distances des lieux d'intervention des SMUR envoyés au cours des six premiers mois de l'année 2013 ont été recueillies.

Deux groupes ont été créés : les SMUR de seconde intention (SMUR 2), définis par un délai entre l'appel au centre 15 et la décision d'envoi d'un SMUR supérieur à 10 minutes et les SMUR de première intention (SMUR 1), définis par un délai inférieur à 10 minutes.
Les SMUR héliportés ont été exclus.
Le test du Chi-2 a été utilisé pour les tests de comparaison.

Résultats : tableau

Discussion : La notion de « double peine », correspondant à la corrélation entre un doute sur la gravité d’une situation clinique et un éloignement géographique du patient de la base de départ du SMUR, doit conduire à un envoi plus facile d’une équipe SMUR. Notre étude montre que la distance du lieu d'intervention n’a pas d'impact sur le délai d'envoi des SMUR. 

Conclusion : Peut-on remettre en question cette notion de « double peine » ?
Nos résultats mériteraient d'être étoffés par une étude de plus grande portée en s’intéressant également à l’étude de la morbi-mortalité.

Tags : SMUR SMUR de seconde intention régulation médicale SAMU retard