P015 - Fragilité et Chute chez les patients admis en unité de Médecine d'Urgence de la Personne Agée (MUPA)

Clément Raynaud (1), Mathilde Alais (1), Muriel Castelli (2), Patrick Kajeu (2), Thomas Mergans (2), Thomas Lafon (3), Henri Hani Karam (4), Achille Tchalla (2)

1. Service d'Accueil des Urgences, CHU Dupuytren, Limoges, France
2. EMG-MUPA, CHU Dupuytren, Limoges, France
3. Inserm CIC 1435 / Service d'accueil des Urgences, CHU Dupuytren, Limoges, France
4. Service d'accueil des Urgences / SAMU, CHU Dupuytren, Limoges, France
Diffusion le 13/06/2018

/medias/images/design/icos/eposters.png /medias/images/design/icos/resumes.png


Introduction : La chute de la personne âgée est un motif de consultation fréquent au SAU. D’origine multifactorielle, elle a un impact pronostique majeur. Identifier précocement le degré de fragilité des patients chuteurs est un enjeu pour l’orientation et la prise en charge. L’objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques des patients chuteurs en fonction des données épidémiologiques et d’évaluer l’impact de la fragilité sur l’absence de ré-hospitalisation à 6 mois et la mortalité. 

Méthode : Etude de cohorte prospective mono centrique. La fragilité était évaluée grâce à la grille SEGA A et classait les patients en 2 groupes (patient fragile score > 11). L’évaluation gériatrique globale était composée des scores ISAR, ADL/IADL et du questionnaire de Morisky. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel R. 

Résultats : Sur la période d’étude, 127 patients ont été inclus (homme = 42, âge moyen = 87,7 ans). Les patients fragiles représentaient 78,7% des cas et les patients robustes/pré-fragile 21,3%. Les patients du groupe Robuste/pré-fragile étaient moins réadmis que dans le groupe Fragile (74% vs 51%, p = 0,03). Il n’y avait pas de différence de mortalité à 6 mois (15% vs 4%, p = 0,19). 

Conclusion : L’évaluation de la fragilité des patients âgés chuteurs au SAU par une équipe dédiée à l’aide d’une grille standardisée pourrait permettre d’identifier précocement les patients les plus à risque de complications et de limiter le taux de ré-hospitalisation.