P034 - Filière spécifique préhospiltalière d'enfant victime d'AVC

Sabine Lemoine (1), Laure Alhanati (2), Stephane Dubourdieu (3), Catherine Rivet (3), Jean Paul Freiermuth (4), Maelle Delacotte (4), Michel Bignand (2), Jean Pierre Tourtier (2)

1. Bureau médecine d'urgence, Brigade des sapeurs pompiers de Paris, paris, France
2. Brigade des sapeurs pompiers de Paris, Brigade de sapeurs pompiers de Paris , paris, France
3. Brigade des Sapeurs Pompiers Paris, Brigade des Sapeurs Pompiers Paris, paris, France
4. Brigade des sapeurs pompiers de paris, Brigade des sapeurs pompiers de Paris, paris, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : L’accident vasculaire cérébral chez l’enfant (AVCe) est une urgence pédiatrique rare, une des particularités est sa mauvaise reconnaissance par les acteurs de la chaine de secours à la phase aigüe. Une optimisation du dépistage dès la phase pré hospitalière pourrait améliorer l’orientation et réduire la morbidité. Le but de ce travail était de décrire et préciser l’incidence des AVCe détectés par un médecin régulateur et de décrire les délais de prise en charge. 

 Matériels et méthodes : Etude observationnelle rétrospective validée par un Comité d’Ethique.

Critères d’inclusion : tout enfant âgé de moins de 15 ans suspect d’un AVCe extra hospitalier lors de l’appel des secours et ayant bénéficié de la filière de régulation AVCe par le médecin régulateur. Les variables recueillies étaient épidémiologiques, les antécédents, le type d’accident vasculaire, la thrombolyse ou non ainsi que les séquelles neurologiques à court terme. La description des variables était uni et bivariée.

Résultat : Du 01 avril 2016 au 01 avril 2017, 1300  appels des secours ont eu lieu pour des enfants victimes de « malaise » en pré hospitalier dont 6 orientés dès l’appel dans la filière urgence neuro vasculaire par le médecin régulateur. Les enfants inclus avaient un âge médian de 12 ans EIQ [07- 14], et un sex ratio de 1/1.  Dans 5 (83%) cas les enfants n’avaient pas d’antécédent notable. Le diagnostic d’AVCe était confirmé dans 3 (50%) cas et tous étaient des AVCe ischémiques. 2/3 des AVCe confirmés (67%) ont bénéficiés d’une thrombolyse. Les cas d’AVCe non confirmés étaient des migraines accompagnées dans 2 (67%) cas, des troubles de conversion dans 1 (33%) des cas.

 

Discussion : Il s’agit d’une première étude préhospitalière mais de faible effectif. La majorité des AVCe ischémiques ont pu bénéficier d’une thrombolyse, probablement favorisé par la réduction des délais. Par ailleurs la majorité des enfants n’avaient pas d’antécédent notable et l’appel des secours a été fait en raison d’un « malaise » ce qui doit accentuer la vigilance des régulateurs.

 

Conclusion : L’AVC pédiatrique étant trompeur il faut y penser surtout en préhospitalier. Une seconde étude serait nécessaire pour étudier combien d’enfant échappe à ces filières

 

Tags : AVC pédiatrie Préhospitalier