CP012 - Faut-il proposer la ventilation non-invasive aux patients à ne pas intuber en coma hypercapnique ?

Gael De Palleja (1, 2), Malcolm Lemyze (2, 3), Eric Wiel (4)

1. URGENCES, CH DRON , TOURCOING, France
2. REANIMATION POLYVALENTE, LENS, LENS, France
3. REANIMATION POLYVALENTE, ARRAS, ARRAS, France
4. Pôle de l'Urgence , CHU Lille et Université de Lille, LILLE, France

Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : La ventilation non-invasive (VNI) reste controversée pour traiter l’insuffisance respiratoire aiguë hypercapnique (IRAH) des patients à ne pas intuber notamment en cas de coma hypercapnique. 

Objectifs : Etudier le devenir de ces patients, les facteurs prédictifs d’échec de la VNI chez les comateux et obtenir le point de vue des patients en coma hypercapnique concernant la VNI. 

Méthode : Etude prospective observationnelle multicentrique réalisée sur la période de juin 2015 à décembre 2016 comparant 43 patients comateux présentant des troubles de conscience et une acidose respiratoire sévère à l’admission (pH 100mmHg) à 43 patients non comateux. Le même protocole de VNI était utilisé dans les 2 groupes. Tous présentaient le statut « à ne pas intuber » et une grande fragilité. 

Résultats : Les comateux présentaient une mortalité intrahospitalière (n=12, 28% vs. n=12, 28% ; p=1) et à 6 mois (n=28, 65% vs. n=22, 51% ; p=0.31) comparable aux non-comateux. Malgré une mauvaise qualité de vie résiduelle à 6 mois de l’IRAH évaluée par le score VQ11 (21.5 ± 10 vs. 31 ± 6 chez les non-comateux ; p=0.053), la plupart des patients interrogés (n=23, 85%) consentiraient à bénéficier à nouveau de la VNI en cas de nouvel épisode d’IRAH. 

Conclusion : La VNI devrait être proposée aux patients à ne pas intuber les plus fragiles y compris en cas de coma hypercapnique.

Tags : Ventilation non-invasive insuffisance respiratoire aiguë coma hypercapnique ordre de ne pas intuber BPCO syndrome obésité hypoventilation