P183 - Facteurs prédictifs d'admission en réanimation des crises d'asthme en pré-hospitalier

Judith Gorlicki (1), Patrick Plaisance (2)

1. Service d'accueil des Urgences, Hôpital Lariboisière, PARIS CEDEX 10, France
2. Service d'accueil des Urgences, Hôpital Lariboisière, Paris, France

Diffusion le 13/06/2018

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Introduction:

Les crises d’asthme prises en charge en pré-hospitalier étant de gravité diverse, un des enjeux du médecin en pré-hospitalier est de déterminer rapidement l’orientation vers le service adéquat. Nous avons cherché à savoir quels étaient les facteurs influençant la décision d’un transport en réanimation d’un patient présentant une crise d’asthme prise en charge par le SMUR et si ces facteurs étaient homogènes sur le territoire français.

Méthode :

Nous avons analysé les données de l’étude ESPACE qui a inclus des crises d’asthme prises en charge par 53 SMUR entre 2004 et 2008. Dans un premier temps, nous avons identifié par analyse univariée sur un premier échantillon de patients (deux tiers de la cohorte) les éléments de l’intervention, du patient et de l’examen clinique associés de manière positive ou négative à une hospitalisation en réanimation. Nous avons ensuite intégré ces éléments dans un score et validé celui-ci sur un deuxième échantillon de patients (tiers restant). Enfin, nous avons testé l’interaction entre le score et la région de l’intervention pour déterminer si les facteurs prédictifs étaient les mêmes partout en France.

Résultats :

La cohorte ESPACE comprend 918 interventions dont 138 (15%) crises légères à modérées, 537 (59%) crises sévères et 241 asthmes aigus graves (26%). Parmi les patients, 146 (16%) ont été admis en réanimation. Nous avons retenu et intégré dans le score 13 facteurs prédictifs d’hospitalisation en réanimation : l’âge, un antécédent d’hospitalisation en réanimation, le fait de vivre seul, le délai de prise en charge médicale, le lieu d’intervention, la prise de ß2-mimétiques lors de la crise, le débit expiratoire de pointe mesuré, l’état de conscience, les sueurs, la cyanose, l’impossibilité de parler, les sibilants uniquement aux bases et l’absence de signes de lutte. Ces facteurs étaient les mêmes quelle que soit la région (pas d’interaction entre score et région d’intervention).

Conclusion :

Les facteurs influençant l’orientation vers un service de réanimation sont les mêmes partout en France, reflétant pour cette décision une homogénéité des pratiques des médecins pré-hospitaliers.

Tags : Asthme pré-hospitalier réanimation orientation