P037 - Facteurs associés à une non reconnaissance des arrêts cardiaques extra-hospitaliers à la régulation d'un SAMU-Centre 15

Maite Moutounaick (1), Frédéric Richard (2), François Xavier Koch (3), Sarah Ottaviano (3), Laura Besson (4), Claire Morvan (5), Dominique Savary (6), Guillaume Debaty (3)

1. urgences/SAMU/régulation, Centre métropôle savoie Chambéry, Grenoble, France
2. , aucun, Grenoble, France
3. urgences/SAMU/régulation, CHU Grenoble, Grenoble, France
4. urgences/SAMU/régulation, CHU Grenoble, grenoble, France
5. urgences/SAMU/régulation, CHU Annecy Genevois, annecy, France
6. urgences/SAMU/régulation, CHU Annecy Genevois, Annecy, France
Diffusion le 13/06/2018

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Facteurs associés à une non reconnaissance des arrêts cardiaques extrahospitaliers à la régulation d’un SAMU-Centre 15 

Introduction : La reconnaissance téléphonique d’un arrêt cardiaque (AC) est parfois difficile. Différents facteurs liés au patient, à l’appelant, à la régulation peuvent être liés à une mauvaise reconnaissance d’AC. L’objectif de cette étude était de rechercher des facteurs associés à une non reconnaissance de l’AC à la régulation du centre 15.

L’objectif secondaire était d’identifier des facteurs retardant le diagnostic d’AC.

thode : Les patients majeurs victimes d’AC extrahospitalier, non traumatique, devant témoin, durant l’année 2015, pour lesquels un enregistrement de l’appel était disponible ont été inclus. Les patients étaient identifiés à partird’un registre régional des AC. Les appels reçus initialement par le 18 et reconnu par les pompiers ont été exclus.

Les bandes de régulation ont été écoutées et analysées à la recherche de facteurs de mauvaise reconnaissance, préalablement repérés dans la littérature. Une double écoute a été effectuée.

Le critère de jugement principal était la reconnaissance ou non de l’AC par l’ARM.

Le critère de jugement secondaire était le délai de reconnaissance de l’AC.

Résultats:

126 cas ont été analysés, 89 AC sur 126 (71ù) des AC étaient reconnus par l’ARM.

Parmi les facteurs identifiés avec une meilleure reconnaissance de l’AC au téléphone, seule la présence d’un état émotif très marqué chez l’appelant était associée à une meilleure reconnaissance (42/52 (80%) vs. 42/67 (63%), p=0.04). À l’inverse la présence d’une respiration ou de gasps était associée à une moins bonne reconnaissance de l’AC (48/51 (94%) vs. 36/66 (54%), p < 0.001).
La proximité de l’appelant de la victime d’AC permettait une reconnaissance plus précoce de l’AC (131 ± 142 s vs. 304 ± 350 sec, p < 0.001). La description d’une dyspnée avant l’effondrement par le témoin était également associée à un délai allongé de reconnaissance (257 ± 261 s vs. 113 ±150 s, p=0.02). La réalisation  d'une réanimation cardio-pulmonaire par le témoin était corrélée à une reconnaissance plus rapide de l'AC (128 ± 139 s. vs. 242 ± 271 s, p=0.02).

Conclusion :

Un état émotif bien marqué est corrélé à une reconnaissance rapide de l’AC. La présence de gasp ou présence de respiration initiale a été identifié comme facteur de mauvaise reconnaissance d’AC. La non proximité de l’appelant et du patient, la présence d’une dyspnée sont associés à un retard diagnostic d’AC.

Tags : arrêts cardiaques extrahospitaliers régulation