P169 - Evaluation de l'intérêt diagnostique du couplage systématique d'une échographie pulmonaire et d'une échocardiographie transthoracique dans les dyspnées aux urgences.

Paul-vincent Martin (1), Jérôme Stephan (2), Sylvain Hallais (3), Anne-céline Martin (4)

1. Service des Urgences , Pole de Santé d'Arcachon, Arcachon, France
2. Service des Urgences , Hôpital d'Instruction des Armées de Percy, Clamart, France
3. Service d'Accueil d'Urgences , Hôpital d'Instruction des Armées Percy , Clamart, France
4. Cardiologie, Hôpital d'Instruction des Armées de Percy, Clamart, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : Déterminer l'étiologie d’une dyspnée aux urgences n’est pas toujours aisé. L’échographie pulmonaire selon le « Blue protocol » oriente rapidement vers la bonne étiologie. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’apport de la réalisation systématique, dès l’admission du patient aux urgences, du couplage d’une échographie pulmonaire (Epulm) avec une échocardiographie transthoracique (ETT) pour déterminer l'étiologie de la dyspnée.

Matériel et méthode : Étude prospective, observationnelle, mono-centrique réalisée sur 6 mois. Tous les patients admis aux urgences pour dyspnée aïgue, bénéficiant d’une Epulm et d’une ETT réalisée par le médecin urgentiste ont été inclus. Les diagnostics obtenus après la réalisation de l'Epulm, puis ceux obtenus après la synthèse des données de l'Epulm et de l'ETT ont été comparés à ceux de fin de passage aux urgences et à ceux de fin d’hospitalisation.

Résultats : Trente et un patients (73,4 ans ; sexratio=0,82) ont été inclus. Cinq patients ont été exclus du fait d’une mauvaise fenêtre échographique. L’Epulm, utilisée isolément, concluait au diagnostic de 10 œdèmes cardiogéniques, 7 pneumopathies, 6 décompensations d’asthme ou de BPCO, 2 embolies pulmonaire et 1 pneumothorax. Le diagnostic final a été en accord avec ces diagnostics dans 22 cas sur 26, soit dans 84,6% des cas. 2 erreurs d’interprétations ont été faites de l’Epulm. L’ETT a permis de réorienter le diagnostic pour 2 patients amenant la performance diagnostique de l'échographie à 90,2%. L’ETT a confirmé la présence d’un OAP évoqué à l’Epulm dans 9 cas sur 10. La normalité de l’ETT a quant à elle confirmé l’absence de part cardiogénique de la dyspnée pour 16 patients avec une valeur predictive négative de 100%. Les autres examens complémentaires réalisés (bilan sanguin, TDM) ont permis de diagnostiquer deux pathologies que l’échographie seule n’aurait pas pu déceler. Tous les diagnostics de fin de passage aux urgences concordaient avec ceux de fin d'hospitalisation.

Conclusion : Dans les dyspnées, dès l'admission aux urgences, la réalisation couplée d'une Epulm à une ETT apporte une meilleure orientation diagnostique que l’échographie pulmonaire réalisée seule. Une échocardiographie normale à une bonne valeur predictive négative pour exclure une part cardiogénique d'une dyspnée. 

 

Tags : échographie pleuro-pulmonaire échocardiographie trans-thoracique dyspnée