P170 - Evaluation de l'impact clinique de la tomodensitométrie thoracique ultra low dose chez les patients dyspnéiques fébriles au service d'accueil des urgences

Aurelien Boisnard (1), Ludivine Tendron (1), Remi Perrin-bayard (2), Hugo Krebs (2), Pierre-geraud Claret (2), Xavier Bobbia (2, 3), Jean Emmanuel De La Coussaye (1)

1. Urgences / SAMU / SMUR, CHU Carémeau Nîmes, NIMES, France
2. Urgences / SAMU / SMUR, CHU Carémeau Nîmes, Nîmes, France
3. Service des Urgences Timone 2, Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, MARSEILLE, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : si l'impact de la tomodensitométrie (TDM) classique a été prouvé, l'étude comparée de la radio thoracique (RT) versus la TDM ultra low dose (ULD) n'a pas été réalisée. L'objectif principal de notre étude était de mesurer l'impact clinique de la réalisation d’une TDM ULD thoracique dans le cadre d’une suspicion d’une pneumopathie aigue communautaire (PAC) au service d’accueil des urgences (SAU) versus la réalisation d’une RT.

Matériel et méthode : Il s'agit d'une étude prospective, observationnelle, monocentrique réalisée dans un SAU. Chaque médecin devait définir la probabilité pré test (avant imagerie) d'une PAC pour chaque patient comprise entre 0 et 100% de certitude diagnostique de PAC. Le choix entre RT et TDM ULD était à la discrétion du  radiologue. L'interprétation des RT était réalisée par le médecin prescripteur, celle des TDM ULD par le radiologue. Nous avons recueilli pour chaque patient : l’utilisation d'antibiotique, l’orientation ambulatoire ou hospitalière, la durée d'hospitalisation ainsi que la mortalité à J28.

Résultats : 67 patients ont été inclus de février à juin 2017. 34 patients ont bénéficié d'une TDM ULD. Les groupes étaient comparables en terme de données démographiques, d’antécédents et de signes cliniques. Il n’existe pas de différence significative entre la réalisation d'une RT standard versus une TDM ULD concernant le diagnostic (p=0,8), la prescription d'antibiotique (p=0,8) ainsi que l’orientation ambulatoire ou hospitalière (p=0,79) chez les patients présentant une dyspnée aiguë fébrile. Les tests concernant la mortalité hospitalière n’étaient pas significatifs, respectivement 0,60 pour les patients ayant une probabilité pré test faible (?50%) et 0,42 pour les patients ayant une probabilité pré test forte (>50%).

Discussion : les résultats s'expliquent principalement par le manque de puissance de notre étude. Le faible effectif est certainement dû à la difficulté de recueil prospectif de données inhérente au SAU. Le délai d'obtention des examens est significativement plus long pour les TDM ULD et pour raison d'organisation du service nous n'avons pas pu recueillir le délai d'obtention de leurs interprétations, données qui auraient pues être pertinentes à colliger. 

Conclusion : Notre étude ne permet pas de montrer la supériorité de la TDM ULD versus la RT chez les patients présentant une dyspnée fébrile ou suspectée au SAU. Néanmoins, d'autres études avec plus de puissance sont nécessaires.

Tags : radiographie thoracique pneumopathie tomodensitométrie thoracique ultra low dose dyspnée service d'accueil des urgences