P105 - Évaluation de l'échelle cedocs modifiée analysant le niveau de surcharge des structures des urgences

Paul-henri Auboiroux (1), Sandrine Charpentier (1), Olivier Azéma (1), Jean-christophe Gallart (1), Dominique Lauque (1)

1. Pôle Médecine d'Urgence, Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, Toulouse, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : La surcharge des Structures des Urgences (SU) en impacte fortement le fonctionnement. Elle est à l’origine de nombreuses complications allant jusqu’à une augmentation de la morbi-mortalité. Sa définition reste floue, subjective et très peu reproductible. En 2014, des auteurs américains ont réalisé une étude, montrant une bonne corrélation de seulement 5 variables comprises dans une échelle : nombre de patients en soins intensifs, plus long temps d’attente d’un patient depuis son admission, nombre de patients dans la salle d’attente, pourcentage de lits occupés et nombre de visites annuelles. Ce travail de mémoire avait pour objectif de montrer que ce score CEDOCS adapté était utilisable en France. Les objectifs secondaires étaient d’en analyser le taux sur une année.?
Matériel et Méthode : Il s’agissait d’une étude observationnelle, prospective, monocentrique, hors malade. La formule mathématique permet d’obtenir un score compris entre 0 et 200. Celui-ci est redécoupé en échelle de niveau : de 0 à 20 – Niveau1 : peu occupé, de 21 à 60 – Niveau 2 : occupé, de 61 à 100 – Niveau 3 : extrêmement occupé mais pas surchargé, de 101 à 140 – Niveau 4 : surchargé, de 141 à 180 – Niveau 5 : sévèrement surchargé, de 181 à 200 – Niveau 6 : dangereusement surchargé. Le recueil des données a été réalisé durant 3 mois consécutifs 5 fois par jour maximum, à heures fixes. Il a été demandé aux IOA aux MCO de la SU participante, d’évaluer le niveau de surcharge ressenti au moment du recueil de données. Cette évaluation s’est faite grâce à une échelle visuelle analogique.? Les données fixes du score ont été recueillies grâce aux données de l’Observatoire Régional des Urgences. Les données ont été analysées à l’aide du test statistique de corrélation de Pearson avec une marge d’erreur alpha fixée à 5%. La taille d'effet a été interprétée selon les balises de Cohen.
Résultats : 508 données ont été analysées (58% des données théoriques). Le test de corrélation était de 0,764 (p < 0,005) avec un effet de grande taille. Les urgences du centre d'étude passaient près de 1/3 de leurs temps en zone « surchargée » ou plus et près de 2% de leur temps en zone « dangereusement surchargée ».
Conclusion : Ce score pourrait permettre à l’avenir de présenter une évaluation simple, reproductible, normée, objective, du niveau de surcharge des SU en France. Ce score pourrait être utilisé comme marqueur d’activité au quotidien ou comme critère d’études à venir sur la surcharge des SU.

Tags : Surcharge Activité Structure des Urgences Score Échelle