P162 - Évaluation d'un outil d'aide à l'éducation thérapeutique destiné aux patients sous anti-vitamine K et adapté aux urgences

Nourelhouda Nouira (1), Marouane Khiari (2), Wiem Demni (2), Ines Ben Belgacem (2), Amira Lahouegue (3), Ibtissem Kallel (4), Monia Boussen (3), Maamoun Ben Cheikh (1)

1. Urgence, CHU MONGI SLIM LA MARSA, tunis, Tunisie
2. URGENCE, CHU MONGI SLIM, LA MARSA, Tunisie
3. Urgence, CHU MONGI SLIM LA MARSA, tunis, France
4. EMERGENCY DEPARTMENT, CHU MONGI SLIM LA MARSA, LA MARSA, Tunisie
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : Du fait de son potentiel iatrogène et de la prévalence croissante des patients sous anticoagulants oraux, l’utilisation des AVK posait, depuis de nombreuses années, un problème majeur d’éducation thérapeutique. À l’heure actuelle on ne dispose toujours pas, dans notre pays, de structures spécialisées en matière d’éducation thérapeutique destinée pour les patients sous AVK.

L’objectif de notre travail était d’évaluer les connaissances des patients sous AVK vis à vis de leur traitement, proposer un protocole et un livret d'éducation thérapeutique adapté aux urgences puis réévaluer l’impact de notre intervention.

Méthodes : Etude prospective monocentrique sur 2 ans, intéressant les patients sous AVK ayant consulté les urgences pour tous motifs confondus.

Résultats : l’étude d’évaluation des connaissances avaient inclus 150 patients, L'âge moyen était de 64+/-14 ans, le sex ratio était de 0,96. La moitié des patients n'ont pas été scolarisés et seulement 17,7% ont bénéficié d'études supérieures. Les indications les plus fréquentes étaient la fibrillation auriculaire 59,3% et les remplacements valvulaires 14,7%. La valeur médiane de l'INR était de 2,9, 50,7% des patients étaient en dehors de la fourchette thérapeutique avec 30,7% en surdosage. Les réponses au questionnaire ont révélé plusieurs insuffisances notamment en ce qui concerne les interactions médicamenteuses et les interférences alimentaires, Les trois quart des patients ne savaient pas quel était le risque en cas de surdosage ou de sousdosage. Les patients avec un âge avancé, un niveau scolaire bas, et une durée de traitement courte avaient un niveau d’éducation thérapeutique significativement inférieur aux autres patients. Notre contribution, après ce travail, était de fournir pour chaque patient un livret d’éducation thérapeutique simplifié, aux deux langues arabe et française adapté aux urgences avec des séances d’éducation thérapeutique assurées par un médecin et une psychologue du service une fois par semaine, l’impact de cette intervention et en cours d’évaluation.

Conclusion : Ce travail a permis d’abord de dévoiler une insuffisance de connaissance des patients sous AVK vis-à-vis de leur traitement puis d'intégrer un système d’aide à l’éducation thérapeutique adapté aux urgences et qui vise à améliorer la gestion et l'équilibre du traitement.

Tags : Education thérapeutique AVK Urgences