P222 - Enquête nationale de la DRESS : Profil et prise en charge des enfants dans les SU pédiatriques et généraux.

Guilhem Noel (1, 2), François Dubos (3, 4), Laurent Maillard (5), Agnes Leuret (6), Abdesslam Redjaline (7), Gilles Faugeras (8), Philippe Minodier (1), Gilles Viudes (9, 8)

1. Service d'urgence pédiatrique, Hôpital Nord, APHM, Marseille, France
2. Etudes et analyse, E santé ORUPACA, Hyères, France
3. Urgence pédiatriques, CHRU Lille, Lille, France
4. Groupe Français de Réanimation et d'Urgence Pédiatrique, GFRUP, Paris, France
5. Observatoire Régional des Urgences Nouvelle Aquitaine , ORUNA, Bordeaux, France
6. Observatoire Régional des Urgences Bourgogne, ORUB, Chalon-sur-Saône, France
7. Observatoire Régional des Urgences Auvergne Rhône-Alpes, ORU Avergne Rhône-Alpes, Firminy, France
8. Fédération des Observatoire Régionaux des Urgences, FEDORU, Hyères, France
9. Direction, E santé ORUPACA, Hyères, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : Peu de donnés nationales décrivent les passages pédiatriques dans les SU. Le 11 juin 2013, la DRESS a mené une étude dans 734 / 736 SU français. A partir de ces données, l’objectif était de décrire les passages pédiatriques et de comparer le profil des enfants et leur prise en charge dans les SU pédiatriques (SUP) et les SU généraux (SUG).

 Matériel et méthode : 3 types de SU étaient définis: les SUP, les SUG sans SUP dans l’établissement et les SUG avec SUP (SUG +). Les passages pédiatriques ont été comparés en analyse uni-variée entre les SUP et les SUG.

Résultats : Les < 18 ans (14 711 / 48 711)  représentaient 30,8% des passages. Ils étaient pris en charge dans un SUP (37,6%), un SUG (53,3%) ou un SUG + (9,1%). Les < 6 mois étaient admis dans un SUP dans 66,1%. Les enfants n’avaient aucune couverture sociale dans 0,9% des cas et 5,3% n’avaient pas d’assurance complémentaire. Ils bénéficiaient de l’AME dans 0,9% des cas. Le motif de consultation était médical dans 50,5% des cas ou lié à la traumatologie (47,7%), la psychiatrie (1,1%) ou à une intoxication (0,7%). La traumatologie était plus fréquente dans les SUG (55.8% vs 28.8% ; p<0.001). Dans 66,1% aucune démarche n’avait été faite avant le passage dans le SU et 4,8% des enfants avaient déjà consulté un SU dans les 24 heures. Les enfants avaient bénéficiés d’un bilan sanguin (BS) dans 15,1% des cas et d’un acte d’imagerie (Rx) dans 56,2% des cas. Le délai d’attente moyen était de 50 min. et la durée de séjour de 138 min. (221 min. pour les hospitalisés). Pour les passages médicaux, la réalisation d’une Rx ou d’un BS augmentait la durée de séjour de 103 minutes (230 vs 126 ; p<0.001) et 138 minutes (254 vs 116 ; p<0.001). Les enfants étaient hospitalisés dans  10,2% des cas (26,4% avant 6 mois et 3,2% pour la traumatologie). Dans les SUP les enfants étaient plus jeunes, plus souvent admis via le SMUR et présentaient moins fréquemment un traumatisme. Le recours à la Rx était plus fréquente dans les SUG pour les traumatismes (72,4% vs 64,1% ; p < 0,001). Le taux d’hospitalisation étaient plus élevés dans les SUG pour les < 1 an admis pour une pathologie médicale (19,6 vs 12,0% ; p<0,001).

Discussion / conclusion : Une majorité (62,4%) des enfants avaient consultés dans un SU non spécifiquement pédiatrique. Les différences entre SUP et SUG permettent de discuter les pistes d’optimisation de la prise en charge des enfants dans les SU et les axes de formations à privilégier dans ces SU.

Tags : Urgences pédiatrie enquête nationale