CP109 - Eligibilité au prélèvements d'organes : Y a t-il une place aux urgences ?

Mélanie Roussel (1), Antoine Lefevre-scelles (2), Edgar Menguy (3), Mathieu Benhaddour (1), Luc-marie Joly (1)

1. Département de médecine d'urgence, CHU Charles Nicolle, Rouen, France
2. Département Réanimation Anesthésie Samu, CHU Charles Nicolle, Rouen, France
3. Département Réanimation Anesthésie Samu - Coordination des prélèvements, CHU Charles Nicolle, Rouen, France
Diffusion le 13/06/2018

/medias/images/design/icos/eposters.png /medias/images/design/icos/resumes.png


Introduction : L’objectif de ce travail est d’identifier parmi les patients pris en charge aux urgences pour un AVC grave, les patients susceptibles d’être éligibles à une procédure de prélèvement d’organes.

 

Méthodes : Nous avons réalisé une étude épidémiologique, descriptive, observationnelle, mono centrique, rétrospective aux urgences d’un centre hospitalo-universitaire pendant un an incluant tous les AVC avec un score de Glasgow inférieur ou égal à 12 et/ou un score NIHSS supérieur à 17 dans les 24 premières heures et non pris en charge en réanimation.

 

Résultats : Deux cent un patients ont présenté un AVC grave non pris en charge en réanimation. Dans cette cohorte, 18 (9%) ont été considérés comme éligibles à un prélèvement multi-organes (tous décédés dans les 72h). Neuf (50%) présentaient un AVC ischémique et 9 (50%) un AVC hémorragique. Ils avaient tous un âge inférieur à 85 ans et ne présentaient pas de néoplasie connue. Le score de Glasgow initial moyen était de 7 (± 4), le score NIHSS médian de 18 [15-20,5]. L’âge médian était de 79,5 ans [68-82,25]. Les caractéristiques de prise en charge sont présentées dans le tableau 1.

 

Conclusion : Le recensement des patients susceptibles d’être éligible au prélèvement d’organes est difficile dans le contexte de l’urgence. Une meilleure sensibilisation des praticiens pourrait permettre de mieux filiariser la prise en charge de ces patients.

Tags : Prélèvement d'organe AVC Coordination