P206 - Echec d'abord vasculaire périphérique chez l'enfant en pré hospitalier: étude observationnelle rétrospective.

Sabine Lemoine (1), Emilie Tauvron (1), Frederic Lemoine (1), Frédérique Briche (1), Daniel Jost (1), Michel Bignand (1), Jean Pierre Tourtier (1)

1. Service Médical d'Urgence, Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, Paris, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction: L’abord vasculaire périphérique (AVP) chez l’enfant est un geste difficile pour des équipes médicales non pédiatriques en pré hospitalier. Les conditions de terrain et les caractéristiques de l’enfant peuvent retarder l’administration d’un traitement. Le but de ce travail était de rapporter une description de l’incidence des échecs d’AVP chez l’enfant rencontrés par des équipes pré hospitalières non pédiatriques en zone urbaine. 

Matériels et méthode: Etude observationnelle rétrospective validée par un Comité d’Ethique. Critères d’inclusion : tout enfant < 5 ans ayant bénéficié d’une médicalisation par un SMUR non pédiatrique et d’un échec d’accès veineux périphérique quel que soit le nombre de tentatives. Les variables recueillies étaient : heure d’appel des secours, lieu de prise en charge, âge, sexe,  antécédents de prématurité, pathologie, Glasgow coma scale (GCS) à l’arrivée du médecin urgentiste, traitement à administrer, alternative d’abord lors de l’échec et destination hospitalière. La description  des variables était univariée.

Résultats: du 1er janvier au 1er novembre 2017, 136 enfants < 5 ans ont été pris en charge par une équipe SMUR non pédiatrique dont 33 ont bénéficié d’un AVP. Neuf enfants sur 33 étaient inclus. Dans 9 cas (100%), les interventions survenaient le jour et avaient lieu à domicile dans 8 (89%) cas/9. L’âge médian était de 17 mois (espace inter-quartile EIQ : [9-17]) avec 6 (67 %) garçons. Les antécédents de prématurité n’étaient pas mentionnés. Le motif de prise en charge était médical dans 3 (33%) cas sur 9 et traumatologique dans 6 (67%) cas. Le GCS à l’arrivée du médecin était >8 dans 4 cas/9, à 8 dans 1 cas/9 et non précisé dans 4 cas/9. Le médecin décidait d’un AVP pour administrer à l’enfant de la kétamine et/ou de la morphine  dans 4 cas/9, un traitement anticonvulsivant dans 2 cas/9, une antibiothérapie dans 1 cas/9 et pour apports hydriques dans 2 cas/9. L’alternative d’abord était la voie intra rectale en cas d’échec d’AVP. Dans 1 cas/9, la voie intra-osseuse permettait l’administration d’un antibiotique. Les enfants étaient transférés vers un service d’urgence dans 7 cas/9 et vers une unité de soins intensifs dans 2 cas/7.

Discussion: Le taux d’échec d’AVP et l’âge médian sont ceux retrouvés dans la littérature.

Conclusion: L’étude se poursuit sur une plus grande cohorte afin de préciser les facteurs de risque d’échec d’AVP et de les comparer aux éléments du score de difficulté d’accès intraveineux.

Tags : enfant abord vasculaire périphérique préhospitalier