P272 - Dyspnée aiguë aux urgences: intérêt du blue protocol en échographie pleuropulmonaire dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique.

Mehdi Ben Lassoued (1), Bassem Chatbri (2), Maher Arafa (3), Rim Hammami (3), Yosra Guetari (2), Alaa Zammiti (2), Olfa Djebbi (4), Khaled Lamine (5)

1. Service d'Urgence, Hopital militaire de tunis, Tunis, Tunisie
2. Service des Urgences, Hôpital Militaire de Tunis, Tunis, Tunisie
3. Service d'Accueil des Urgences,, Hôpital Militaire de Tunis,Tunisie, tunis, Tunisie
4. Service d'Accueil des Urgence, Hôpital militaire d'Instruction Mohammed V, Tunis, Tunisie
5. Service des Urgences, Hopital militaire de tunis, Tunis, Tunisie
Diffusion le 13/06/2018

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Objectif : Evaluer l’intérêt du "blue protocol " en échographie pleuropulmonaire dans la prise en charge des patients hospitalisés aux urgences pour une dyspnée aiguë.

Matériel et méthodes: Etude prospective, observationnelle, réalisée aux urgences, menées sur une période d’un an et demi, incluant  tous les patients hospitalisés pour une dyspnée aiguë. Tous les patients ont bénéficié d’une exploration échographique pleuropulmonaire réalisée au chevet du malade par un médecin urgentiste. L’évaluation était basée sur le  "blue Protocol ". Les critères suivants ont été recherché : glissement pleural, profil A, profil B, uni ou bilatéral, test veineux, épanchement pleural liquidien. Le diagnostic clinique et le traitement initial ont été confrontés aux résultats du balayage pleuropulmonaire.

 

Résultats : Trois cent patients ont été inclus.L’âge moyen était de 54 ans +-12 ans.Le délai moyen de réalisation de l’échographie pleuropulmonaire était de six heures. Elle était réallisée dans 78 % des cas dans l’unité de surveillance rapprochée.

La réalisation de l’échographie dans les différentes situations cliniques était jugée sans difficulté 88% .Le glissement pleural était présent dans 84 % des cas. Le profil B  bilatéral était  présent dans 70 % des cas, unilatéral dans 27% des cas. Le point pulmonaire était présent dans 10 % des cas. L’épanchement pleural liquidien a été diagnostiqué dans 42 % des cas, jugé de grande abandance dans 10 % des cas.Le balagage pleuropulmonaire a permis une modification du diagnostic pré échographique chez  26% des patients, une confirmation du diagnostic dans  64 %, une modification ou une adaptation du traitement dans  62 % des cas et un changement de l’orientation des patients dans 60 % des cas. Cette exploration pleuropulmonaire ne permettait  pas de conclure dans 10% des cas

Conclusion : Le balagayage échographique pleuropulmonaire basé sur le  "blue protocol ", fait  devant une dyspnée aiguë, a permis de confirmer ou d’adapter l’orientation étiologique la prise en charge thérapeutique et l’orientation définitive des malades. Il ne permettait pas de conclure dans 10% des cas.

 

 

 

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