P146 - Devenir des patients ayant bénéficié d'un conseil médical en nuit profonde par la régulation de médecine libérale au sein d'un samu-centre 15

Emmanuel Blottiaux (1), Thomas Vrignaud (2), Marie Dubocage (3), Jérémy Guénézan (3), Olivier Mimoz (3)

1. SAMU 86, CHU Poitiers, Poitiers, France
2. , médecin généraliste , Pau, France
3. Urgences Adultes-SAMU 86-SMUR, CHU Poitiers, Poitiers, France
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction : La permanence des soins est indissociable de la régulation médicale, permettant un accès juste aux soins.  Les motifs d’appel en nuit profonde bénéficiant d’un conseil correspondent à une population particulière à risque d’évolution défavorable. Nous avons évalué le devenir des patients régulés par la médecine libérale au sein d’un SAMU-centre 15, ayant reçu uniquement un conseil médical, en nuit profonde.

Méthode : Étude mono-centrique, rétrospective, quantitative, observationnelle sur trois mois. Tous les patients ayant reçu un conseil médical par un médecin libéral entre minuit et 8h du matin ont été recontactés par un médecin hospitalier le lendemain.

Résultats : Sur la période de l’étude, 1101 patients (60% de femmes) dont 37,2% avaient moins de 6 ans et 13,7% plus de 65 ans ont reçu un conseil médical par un médecin libéral. Parmi ceux-ci, 805 (73,1%) ont répondu et ont bénéficié d’un suivi. Les pathologies motivant l’appel étaient pédiatriques et digestives essentiellement. Le conseil initial était de consulter un médecin le lendemain dans 50% des cas, d’aller aux urgences par leurs propres moyens dans 13,5% des cas et une mesure hygiéno-diététique ou médicamenteuse dans 36,5% des cas. Des signes d’amélioration étaient rapportés dans 82% des cas et 15,5% étaient stables. Une évolution défavorable a été constatée dans 2,5% des cas (n=20 patients) avec une seconde régulation médicale nécessaire. Dix-huit patients ont dû consultés en urgence dont 4 hospitalisés (deux AIT ; deux patients déshydratés). Indépendamment de l’évolution clinique, 87,5% des appelés ont manifesté spontanément leur satisfaction d’avoir été rappelés et pour le service rendu. 

Discussion : Un quart des patients sont perdus de vue. Parmi ceux recontactés, 2,5% se sont aggravés ou ont été initialement sous évalués, ce qui peut justifier le suivi. La satisfaction globale après rappel est excellente, reflet d’une prise en charge complète et sécurisée.  

Conclusion : La protocolisation du suivi des patients qui bénéficient d’un conseil médical, en particulier en nuit profonde, est une pratique recommandée (HAS 2011) et indispensable permettant d’améliorer le service rendu au patient et s’inscrit dans une démarche qualité.   

 

Mots clés : Permanence des soins - Régulation médicale - SAMU Centre 15

 

Tags : permanence des soins régulation médicale samu-centre 15