P186 - Concordance diagnostique entre les médecins régulateur et d'intervention et le médecin urgentiste.

Mounir Hagui (1), Sonia Slimi (2), Jihene Karouia (2), Faycel Dhraief (2), Hajer Touj (1), Ines Lajnef (2), Mekki Ben Salah (2), Khaled Lamine (1)

1. Service d'accueil des urgences, Hopital militaire principal d'instruction de Tunis, Tunis, Tunisie
2. SAMU Militaire, Hopital militaire principal d'instruction de Tunis, Tunis, Tunisie
Diffusion le 13/06/2018

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Introduction:

Le diagnostic évoqué en pré-hospitalier joue un rôle prépondérant dans la prise de décision de transfert du patient vers une structure d’urgence. Le diagnostic est d’abord évoqué par le médecin régulateur puis suspecté sur terrain par le médecin d’intervention. Objectif : Evaluer le degré de concordance du diagnostic suspecté à l’appel et à l’intervention avec le diagnostic final aux urgences pris comme référence.

 

Méthodes : Etude prospective, observationnelle sur 3 mois, réalisées au sein du Service d’ Aide Médicale Urgente. Ont été inclus dans l’étude tous les patients adultes pour qui une sortie SMUR a été déclenchée suite à un appel d’urgence pour une cause non traumatique. Le recueil des données a été réalisé grâce à un CRF préétablie. Ont été collectées les données épidémio-cliniques des patients, le diagnostic évoqué à l’appel par le médecin régulateur, le diagnostic suspecté par le médecin d’intervention et le diagnostic final confirmé aux urgences. La comparaison des résultats a été réalisée grâce au test de concordance Kappa de Cohen.

 

Résultats : Ont été inclus dans l’étude 82 patients. La moyenne d’âge était de 49,9 ans avec un sexe ratio de 2,33. Il s’agissait de douleurs thoraciques aigue dans 60% des cas, une insuffisance respiratoire dans 20% des cas et divers dans 20% des cas. Le degré de concordance médecin régulateur- médecin des urgences était de 0,5 et celui entre médecin d’intervention et médecin d’urgence était de 0,75. 60% des patients on été admis aux urgences et 40% ont pu rentrer à domicile après une évaluation aux urgences.

 

Discussion : le diagnostic était discordant dans un cas sur deux entre le médecin régulateur et le médecin des urgences, le médecin régulateur a tendance à raisonner par excès par manque d’outils diagnostiques par contre nous avons constaté une bonne évaluation de la gravité des symptômes (60% d’admission aux urgences),  la concordance était meilleure pour le médecin d’intervention disposant d’outils diagnostiques et surtout d’une évaluation directe de l’état du patient. Nos constatations sont concordantes avec la littérature    

 

Conclusion :

Le raisonnement par excès dans les services d’aide médicale urgente est un moyen efficace pour contre carrer le manque d’outils diagnostiques comparé aux services d’urgences. Malgré la discordance, les indices de performance de notre étude étaient élevés.

Tags : Service d'aide médicale urgente Régulation médicale Service d'urgence Diagnostic Etude de concordance