P259 - Brûlures cutanées superficielles: quel respect des recommandations?

Jean Sende (1), Marion Arpino (2), Corinne Duconge (1), Ingrid Volkaerts (1), Véra Morin (2), Karine Abramovicz (1), Christophe Bongrand (1), Anne Marie Campos-richard (2)

1. Service d'Accueil des Urgences, Hopital privé Armand Brillard , Nogent-sur-Marne, France
2. Service d'Accueil des Urgences, Hôpital privé Armand Brillard, Nogent-sur-Marne, France
Diffusion le 13/06/2018

/medias/images/design/icos/eposters.png /medias/images/design/icos/resumes.png


Les brûlures sont un motif fréquent de consultation aux urgences. Les enjeux de leur prise en charge sont la douleur, la cicatrisation. Selon les recommandations de la société française d’étude et de traitement des brûlures (SFETB), les brûlures du 2è degré doivent être traitées par un pansement de type B, C, ou D et réévaluées à J8-J10. Et (selon 2 méta-analyses Cochrane 2013) l’usage de sulfadiazine d’argent, associée à une augmentation significative du taux d’infection et de la durée d’hospitalisation et à une cicatrisation plus mauvaise, devrait être exclue, au profit de pansements hydrogels, donnant une meilleure cicatrisation. Respectons-nous ces recommandations ?

METHODOLOGIE

Nous avons mené une revue monocentrique de dossiers de brûlures du 2è degré sur un an (2016), après publication d’un protocole de prise en charge. Les éléments recueillis étaient, outre l,âge, le sexe, la cause, le site touché, les suivants : refroidissement avant pansement, niveau de douleur à J0 et J1, contrôle du vaccin anti-tétanique à J0, réalisation d’une détersion, type de pansement, réévaluation à J8 ou non.

RESULTATS

Nous avons recensé 74 patients sur la période, âgés de 1 à 87 ans (15% de moins de 5 ans), 57% de femmes. Les principales causes étaient l’eau bouillante et l’huile, aucun site ne prédominait. Seuls 45% des patients ont bénéficié d’un refroidissement avant ou aux urgences. La douleur était en moyenne à 5 à J0 (1 – 10) et à 2,5 à J1 (0 – 7). Peu de détersion de phlyctènes ont été réalisées : 8 patients à J0, 7 à J1.

Un pansement hydrogel (type B) a été utilisé chez 72% des patients, la sulfadiazine d’argent chez 11% d’entre eux. Le statut vaccinal antitétanique a été vérifié chez 23 patients seulement (31%).

En terme de suivi, 2 patients ont été d’emblée orientés en brûlologie, 3 lors de la réévaluation à J1, aucun à J8. Nous avons revu 45 patients à J1 (61%) et 11 à J8 (15%).

CONCLUSION

La mise en place d’un protocole de prise en charge tenant compte des recommandations 1992 de la SFETB et des évolutions de la littérature nous a permis de clarifier les objectifs de la prise en charge des brûlures superficielles, peu étendues aux urgences. Avant une éventuelle étude pluri-centrique, un audit interne sur 2017 et 2018, après publicité sur les résultats ci-dessus, sera réalisé.

Tags : Brûlures recommandations