P163 - Apport de l'échographie dans des pathologies ciblées sur le temps d'orientation des malades dans un service d'urgence.

Oscar Thabouillot (1), Nicolas Cazes (2), Pierre Perrier (3), Jérôme Leyral (4)

1. Service d'accueil des urgences, HIA Bégin, PARIS, France
2. Bureau de médecine d'urgence, Bataillons des Marins Pompiers de Marseille, Marseille, France
3. Service d'accueil des urgences, HIA Bégin, Paris, France
4. Service d'accueil des urgences, HIA Bégin, paris, France
Diffusion le 13/06/2018

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INTRODUCTION :

La question du temps de passage aux urgences et de la saturation de ces services est de plus en plus d’actualité. Parallèlement à cela, l’échographie prend une part de plus en plus importante dans la réflexion médicale. Nous avons cherché à savoir si la réalisation d’une échographie aux urgences par des médecins ayant bénéficié d’une formation accélérée permettait de mieux orienter les malades et de diminuer leur temps de passage.

METHODES :

Deux internes ont été formés à l’échographie dans des pathologies ciblées : la cholécystite, la dilatation des cavités pyélocalicielles et la thrombose veineuse profonde. Au cours d’une année, chaque patient se présentant pour un tableau clinique évocateur de ces pathologies était randomisé soit dans un groupe où le malade bénéficiait d’une échographie aux urgences et directement dans le prolongement de l’examen clinique, soit dans un groupe où il suivait une prise en charge « classique » comprenant la réalisation d’examens complémentaires avant un éventuel examen d’imagerie réalisé dans le service de radiologie. L’objectif principal de l’étude était de comparer le temps de passage entre le groupe de malade bénéficiant d’une échographie par l’urgentiste et celui qui n’en bénéficiait pas. Chacune des trois pathologies était analysée séparément.

RESULTATS :

Du mois de mars 2015 à mars 2016 nous avons inclus un total de 101 malades. 48 malades ont bénéficié d’une échographie aux urgences et 53 ont été inclus dans le groupe contrôle. Chez les 40 malades s’étant présenté pour une suspicion de cholécystite, la différence de temps de passage était de 114 minutes  (p = 0.004, IC 95 % = [39 – 185]) entre ceux ayant bénéficié d’une échographie et le groupe témoin, en faveur du groupe échographie. Chez les 34 malades s’étant présenté pour un tableau de colique néphrétique, la différence de temps était de 87 minutes (p = 0.005, IC 95 % = [27 – 145]), en faveur du groupe échographie. Chez les 27 malades s’étant présenté pour un tableau de thrombose veineuse profonde, la différence du temps de passage était de 103 minutes (p = 0,01 ; IC à 95 % = [27 - 190]) en faveur du groupe échographie.

DISCUSSION :

La réalisation d’une échographie dans le prolongement de l’examen clinique aux urgences, dans des pathologies ciblées telles que la cholécystite, la dilatation des cavités pyélocalicielles et la thrombose veineuse profonde permet de mieux orienter le parcours des malades et urgences et ainsi de réduire leur temps de passage. 

Tags : échographie urgences temps d'orientation