P153 - Accès au dossier médical du patient depuis la régulation : une étude préliminaire

Paul-georges Reuter (1), Guillaume Douge (1), Laurent Treluyer (1), Cécilia Chailloux (1), Gaelle Lebail (1), Julien Chahuneau (1), Jérémie Boutet (1), Thomas Loeb (1)

1. SAMU 92, Raymond Poincaré hospital, APHP, Garches, France
Diffusion le 13/06/2018

/medias/images/design/icos/eposters.png /medias/images/design/icos/resumes.png


Introduction

Au cours d’une régulation médicale, la prise en charge du patient se fait à l’aveugle. L’accès au dossier médical informatique (DMI) du patient pourrait être une aide précieuse. L’accès au DMI est en cours de déploiement sur notre centre de réception et de régulation des appels (CRRA). De manière préliminaire, l’accès a été autorisé aux médecins référents et uniquement pour les patients de notre groupe hospitalier. Notre objectif était d’étudier le recours au DMI depuis un CRRA.

 

Méthode

Etude prospective observationnelle des consultations des DMI par les régulateurs référents de notre CRRA. Sur les 41 médecins urgentistes régulateurs du service, 14 (34%) ont eu des codes d’accès. Un questionnaire standardisé a été mis en place. L’exhaustivité ne pouvait pas être vérifiée.

Les variables relevées étaient les caractéristiques du patient (âge et sexe), de la recherche (moment de la régulation et motif), disponibilité du dossier, impact sur le prise en charge, l’utilité de ces informations sur la prise en charge du patient et le ressenti de l’utilisation du logiciel. Ces deux dernières variables ont été évaluées par une EN allant de 0 (mauvaise) à 10 (excellente).

 

Résultats

De mi Mars à fin novembre 2017, 45 recherches de dossier ont été évaluées : 24 hommes et 21 femmes. L’âge moyen des patients était de 55 (+/-18) années. Cette requête était réalisée avant l’envoi des moyens, entre l’envoi et le bilan et après le bilan dans respectivement 20 (44%), 11 (24%) et 13 (29%) des cas. Les trois principaux motifs de recherche étaient l’adaptation de la décision d’envoi de moyen, la recherche des antécédents et l’orientation du patient (urgences ou soins intensifs) dans respectivement 19 (42%), 16 (36%) et 5 (11%). Le DMI n’était pas disponible pour 4 patients. L’utilité ressentie moyenne des informations était de 7 (+/-2). Un impact a été déclaré dans 26/41 (63%) des cas. Le ressenti moyen sur l’utilisation du logiciel était de 8 (+/-2).

 

Conclusion

Le recours au DMI était faible dans cette étude préliminaire. La recherche du DMI était réalisée avant le bilan dans deux tiers des cas. Elle a eu un impact pour la prise en charge du patient dans plus de la moitié des cas. L’évaluation doit être poursuivie lorsque la recherche sera ouverte à l’ensemble des régulateurs et pour l’ensemble des groupes hospitaliers dont notre Samu dépend.

Tags : régulation dossier partagé